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Comment est né le projet EFI

  /  Comment est né le projet EFI

Entretien avec Amaury de Saint Blanquat, administrateur et co-fondateur de l’EFI

L’EFI a accueilli ses premiers élèves en janvier 2016

Pourquoi avoir voulu créer une école française bilingue et internationale, l’EFI, à Phnom Penh ?

L’offre disponible en matière d’éducation à Phnom Penh ne répondait pas à l’ensemble des attentes des familles françaises, francophones ou francophiles, ou des expatriés internationaux. Nombre d’entre eux souhaitent que leurs enfants puissent maîtriser autant le français que l’anglais (voire même d’autres langues), ce qui implique un enseignement réellement multilingue assuré par des locuteurs natifs, une option qui n’existait plus à Phnom Penh. Ces familles, immergées dans différentes cultures, recherchent en outre une offre pédagogique qui soit plus innovante et mieux adaptée à leur contexte de vie à l’international. Nous espérons nous inscrire en complémentarité de l’offre éducative déjà existante.

En quoi l’EFI porte-t-elle un projet innovant ?

Le projet pédagogique de l’EFI s’appuie sur des méthodes s’inspirant de pratiques internationales qui ont fait leurs preuves. Notre équipe pédagogique a travaillé à prendre le meilleur de plusieurs systèmes (français, anglo-saxon et les pédagogies alternatives) afin d’élaborer un enseignement bilingue de qualité, adapté à un contexte international tout en restant intégré au cursus académique français. Il s’agit aussi de respecter chaque élève dans ses talents et ses différences, et lui donner les moyens de s’adapter et de développer le meilleur de ses potentiels.

Ce dernier point semble vous tenir particulièrement à cœur ?

Oui, car je suis un ancien dyslexique, comme mes trois enfants le sont, et j’ai donc pu expérimenter combien le système français se révélait performant quand les élèves pouvaient se fondre parfaitement dans le moule, mais combien aussi il avait du mal à s’adapter aux élèves « différents ». Chacun a sa manière d’apprendre et ne pas respecter les spécificités de certains enfants peut se révéler déstabilisant ou désastreux pour eux. L’école doit être flexible et bienveillante, surtout quand elle est établie à l’étranger dans un contexte d’interculturalité.

Amaury de Saint-Blanquat v

À l’étranger, les attentes des parents tendent à être un peu différentes…

En effet, il faut reconnaître que scolariser ses enfants à l’étranger, en comparaison d’une scolarisation en France, a un coût élevé. Par conséquent, les parents sont encore plus en droit de rêver à une école qui propose des méthodes pédagogiques innovantes et adaptées, un environnement d’apprentissage optimisé, qui prend en compte la particularité de leurs enfants, grâce notamment à la mise en place de classes à faibles effectifs où un enseignement différencié devient possible.

Comment ce projet a-t-il pu se concrétiser ?

Grâce à une rencontre avec CIS, la Canadian International School. Je leur ai proposé mon projet d’établir une école française internationale à Phnom Penh. Leur réaction a dépassé mes attentes : non seulement la direction a tout de suite adhéré à l’idée, mais elle m’a aussi offert de partager leurs magnifiques campus, flambant neufs, dotés d’installations de qualité et situés au cœur de la ville. C’est une opportunité formidable de mettre en œuvre ce qui mûrissait dans ma tête depuis longtemps. Je suis familier du système éducatif français car, de 2010 à 2012, j’ai occupé les fonctions de président de l’Association des parents d’élèves du lycée français René Descartes à Phnom Penh, et donc de président de son Conseil d’administration. De cette riche expérience, j’ai pu comprendre de l’intérieur le fonctionnement d’une école française à l’étranger, et j’ai pu mesurer ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.

L’école partenaire CIS ne fait-elle que vous héberger ?

Non, pas seulement. Outre ses deux campus de Koh Pich et Bassac Garden, elle partage aussi avec nous des projets pédagogiques. Cette collaboration s’est établie sur de très bonnes bases, notamment grâce au grand professionnalisme de sa direction, qui a compris les enjeux de ce partenariat et nous soutient totalement. C’est une grande chance pour nous. Les deux écoles travaillent main dans la main.

Quel modèle d’enseignement l’EFI suit-elle ?

Nous dispensons un enseignement scolaire conforme aux programmes de l’Éducation nationale française afin de garantir une continuité dans le cursus des élèves et qu’ils puissent intégrer ensuite une école française dans un autre pays ou poursuivre leurs études sur le territoire français. Si nous nous alignons sur l’enseignement de l’Éducation nationale française, nous l’adaptons néanmoins au contexte particulier d’une expatriation, du bilinguisme et du multiculturalisme.

L’EFI d’aujourd’hui, quelle est-elle ?

L’EFI de 2018, ce sont 8 classes bilingues de la Toute Petite Section au CM2, plus de 100 élèves inscrits pour la rentrée de septembre 2018, 22 nationalités et 17 langues représentées. Notre communauté scolaire est donc très internationale.

Parlez-nous des infrastructures dont l’EFI dispose ?

Sur le plan logistique, notre partenariat avec CIS est une chance car nous profitons de leurs deux campus tout récents : à Bassac Garden pour les petits, à Koh Pich pour les plus grands, les deux campus étant situés à proximité l’un de l’autre. Ils sont équipés d’installations sportives, extérieures et intérieures, d’aires de jeux, d’une piscine spécialement adaptée aux plus petits, d’une bibliothèque-médiathèque immense et ludique, d’un IT Lab, un restaurant scolaire et un café… Les bâtiments y sont spacieux, confortables, conviviaux, au calme. L’environnement d’apprentissage est vraiment exceptionnel. Celles et ceux qui ont pu visiter ces infrastructures ont tous été impressionnés. J’invite les parents à ne pas hésiter à nous demander de visiter les campus.

Le projet de cette école n’est-il pas un peu trop ambitieux ?

Il faut être ambitieux pour nos enfants et vouloir le meilleur pour eux. Ce projet pose un certain nombre de défis, que ce soit sur le plan pédagogique, financier, logistique, etc. Mais l’équipe réunie pour relever ces défis est très qualifiée et très investie. Nous sommes prêts à mener à bien ce projet, qui verra chaque année l’EFI s’enrichir de nouvelles classes.